L'arrivée d'un chiot au foyer

 

Comment faire pour que l'arrivée d'un chiot dans la famille se passe avec le moins de stress et d'énervement possible ? C'était le thème d'une conférence-débat, hier après-midi, au club-house du Training-club canin de Wissembourg.

« Avant de vouloir gérer un chien, il faut savoir se gérer soi-même. Car plus on est excessif, en terme de débit verbal ou de comportement, moins on est crédible », expliqua Laurence Bruder, une comportementaliste d'Oberhaslach, qui animait cette rencontre à Wissembourg. D'emblée, elle mettait donc l'accent sur l'importance de l'attitude du maître -homme ou femme- dans la relation avec l'animal.

« Nos chiens sont très accommodants et tolérants avec nous »
 

 Et la jeune femme ajouta aussitôt une deuxième règle de base : « Pour être bien dans sa peau, le chien a absolument besoin de limites et de règles ». A partir de ces deux principes, elle expliqua donc à l'assemblée les conduites à tenir pour faciliter l'arrivée du chiot dans la famille. Réservée uniquement aux membres du club, cette conférence n'en rassembla pas moins quelque 70 personnes au club-house du Rentfeld.

 Pour éviter que le jeune chien ne devienne un fardeau et une source de stress pour son entourage, il est donc important de « lui définir une place dans la maison ». Et naturellement de s'y tenir. Il fut aussi question des moyens de remédier aux mordillements ou de la meilleure façon d'apprendre au chien à éliminer ailleurs que dans l'habitation. Deux phases souvent cruciales.
 Il faut savoir, insista Laurence Bruder, que « si le chien est bien géré à la maison, son dressage sera grandement facilité ». Elle mit donc l'accent sur la nécessité de familiariser le jeune animal « avec les situations courantes. Ce qui passe aussi par la rencontre avec les autres, qu'il s'agisse de personnes, d'enfants ou de chiens », afin que le chiot s'habitue à son entourage et à son environnement.
 Ces principes sont aussi les bases d'une relation harmonieuse entre le propriétaire et son chien. Il convient évidemment de les adapter en fonction des individualités, mais elles sont valables « pour toute race de chien ». Même si on peut rencontrer des difficultés d'obéissance sur le terrain, le développement d'une complicité avec son chien repose avant tout sur la confiance.
 En fait, conclut la comportementaliste, « nos chiens sont extrêmement accommodants et tolérants avec nous. Parce que la plupart du temps, pour eux, c'est nous qui sommes totalement incohérents. Ainsi nous exigeons d'eux des choses qui ne sont pas naturelles du tout, pour eux, comme le collier et la laisse. Et pourtant ils s'y font ».

 

B. St.

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