Pour un été sans nuage...
Le repos est attendu depuis des mois, vous allez enfin pouvoir faire autre chose que travailler, courir en tous sens pour assurer les obligations incontournables comme conduire les enfants à l’école ou dans leurs activités para scolaires, arriver avant l’heure de fermeture des supérettes … bref, l’été est là, c’est le moment de recharger vos batteries !
Comme nous savons que les lecteurs de « ATOUT CHIEN » ne sont pas du genre à laisser tomber leur meilleur ami, nous n’envisageons même pas la question des abandons massifs d’animaux au moment des départs en vacances. Cette indignité ne vaut pas la peine qu’on s’y arrête, tant elle est inexcusable sous un tel prétexte.
Nous nous intéressons plutôt aux moyens dont nous disposons pour que le chien aussi, vive sereinement ces moments en rupture avec les habitudes.
Deux cas de figure seront examinés : si vous emmenez votre chien, et si vous devez le confier à quelqu’un durant votre absence.
Selon son âge, son degré d’attachement envers vous, sa façon de faire face aux modifications d’habitudes et au changement d’environnement, il vous faudra prendre la décision la moins perturbante pour lui.
Vous partez sans lui
Si vous ne pouvez pas l’emmener, il faudra trouver le bon endroit pour lui : un chien qui a l’habitude de vivre dehors (donc seul durant plusieurs heures d’affilée) devrait se sentir à l’aise en pension. Mais si votre compagnon n’a pas l’habitude d’être livré à lui-même, il faudra plutôt vous orienter vers un gardiennage à votre domicile ou au sein d’un foyer, avec une personne qui saura comment le réconforter en cas de moment de spleen et ne le laissera pas désœuvré 12 heures par jour.
Enfin, si votre chien est vieillissant, fragile émotionnellement, ou tellement attaché à vous qu’il en vient à avoir des manifestations de détresse quand vous n’êtes pas là, il vaudra mieux le laisser à une personne qu’il connait et qui saura comment réagir s’il n’est pas en forme.
Conseils pour lui faciliter l’adaptation à son lieu de vie inhabituel
Pour lui permettre de s’habituer sans trop d’inquiétude durant son séjour, il serait bon de le préparer plusieurs jours (idéalement semaines) avant votre départ. Evitez de le laisser dormir avec vous, de le cajoler sans cesse, de lui parler à longueur de journée, de le porter dans vos bras : vous devez préparer le détachement, c'est-à-dire favoriser son autonomie affective et donc, ses capacités d’adaptation à un nouvel environnement. Si vous le ne faites pas, il souffrira grandement de votre absence, en sera frustré, déstabilisé, inquiet.
Pour son bien, il faut donc absolument favoriser son indépendance, qui lui permettra de vivre cet évènement avec moins d’angoisse.
S’il part avec vous
Si vous partez en voilier ou en montgolfière, Milou ne pourra pas vous accompagner, ou alors, il le fera, mais avec pas mal de perturbations et de répercussions sur son organisme et son mental. Bien sûr, certains chiens sont habitués à ces conditions exceptionnelles, mais ce n’est pas la majorité des cas.
Si vous devez voyager en train, en autobus, ou en avion, il faut s’assurer que sa présence est acceptée et se demander s’il sera confiné dans une cage (pour l’avion), ou écrasé par vos pieds et bloqué par le siège de devant (pour le train ou le bus).
Si le trajet se fait en voiture, il vous faudra veiller à son confort (comme pour n’importe quel autre moyen de transport), s’assurer qu’il ne se déshydrate pas (il devra boire aussi souvent que possible) et qu’il peut se dégourdir les pattes régulièrement.
Comment ferez-vous sur place ?
La question dépend de votre mode de séjour et du lieu de villégiature. Si vous prévoyez de rester à la plage ou de visiter des musées toute la journée, qu’adviendra-t-il de lui ? Comptez-vous le laisser à l’hôtel des heures durant, avec les risques que cela comporte (aboiements, destructions, malpropretés, peurs, entrées et sorties du personnel de nettoyage, etc.) ? ou dans la tente, la caravane, en plein soleil ? Que fera-t-il de ses journées à vous attendre ?
Si vous partez faire de la marche et que Médor a l’habitude de vous suivre en randonnée, c’est parfait ! Il faudra simplement s’assurer de trouver de quoi l’abreuver, le nourrir, le soigner, car lui aussi peut avoir des courbatures ou des blessures aux coussinets.
Le séjour chez les amis ou la famille ? C’est formidable, l’ambiance est détendue, on rattrape le temps où on ne s’est pas vus de l’année, on s’amuse, on déconnecte des soucis habituels. Mais s’il y a une multitude d’enfants chahuteurs, votre chien supportera-t-il sans angoisse le bruit et le mouvement ? Il y a de quoi être las, lorsqu’une ribambelle de jeunots vous empêche de faire la sieste en paix ! Et si vos hôtes possèdent eux-aussi un chien, arriveront-ils à s’entendre ?
Ne croyez pas que je veuille vous décourager d’emmener votre meilleur ami avec vous, je souhaite simplement vous avertir que tout n’est pas toujours facile à organiser et que l’on ne pense pas toujours à tout.

Question d’organisation
Si, après avoir pesé les pours et les contres, vous êtes décidé à faire participer votre meilleur ami aux bons moments qui s’annoncent, sachez que pour une certaine part, les obstacles sont gérables.
Commencez par faire une liste des difficultés possibles, et engagez une réflexion pour savoir si certaines sont surmontables ou non.
C’est une question d’organisation et de logique.
Par exemple :
Pour une bonne gestion du territoire quand plusieurs animaux doivent cohabiter mais ne s’entendent pas, ils peuvent être libérés/promenés en alternance.
Les enfants turbulents seront gardés à l’œil et le chien sensible isolé provisoirement, pour le protéger des stimulations sensorielles excessives (pour lui).
Si on séjourne dans une région dense et touristique, il est souhaitable de se renseigner sur les « garderies » journalières pour chiens. Elles sont de plus en plus fréquentes, même si concentrées dans certaines zones géographiques. Vous pouvez y laisser votre compagnon pour quelques heures, le temps d’une baignade ou d’une visite de monument historique.
Un trajet moyen peut être adouci par des calmants légers (fleurs de Bach, homéopathie…), un long transport nécessitera peut-être une anesthésie. C’est à voir avec le vétérinaire. N’oubliez pas de lui demander, par la même occasion, ce qu’il convient de faire pour protéger votre animal des parasites, insectes, animaux dangereux, vaccinations d’usage dans certains pays, etc.
Se rendre à l’évidence, quand même
Même avec la meilleure volonté du monde, on ne peut pas toujours satisfaire son envie d’emmener son chien avec soi. Il faut penser à lui, savoir le protéger de tout un stress qui peut lui être évité. Mais si les possibilités existent pour vous permettre de lui faire partager ces moments de détente, n’hésitez pas.
Bonnes vacances !
RETOUR AU SOMMAIRE "ADOPTER" / ACCUEIL